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Que ton Règne vienne !

vendredi 18 septembre 2020, par Magali

Chers paroissiens, Outre l’introduction que je recevrai à la messe de rentrée ce dimanche 20 septembre à la cathédrale (où je serai reconnu vicaire de la grande paroisse de Cahors, prêtre référant du secteur de Mercuès, le prêtre-aumônier de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital à la charge de Mme Claire Trizis, et le nouveau responsable de la bibliothèque diocésaine à la Maison des Œuvres) – on a demandé que je m’introduise moi-même avec ces quelques lignes.
Canadien né en 1970 dans la ville d’Edmonton, capitale de la province d’Alberta dans l’ouest du pays où les prairies canadiennes arrivent aux montagnes Rocheuses, malgré mon nom de famille français la langue maternelle est devenue, depuis mon papa, l’anglais : son papa à lui parlait encore le français, ayant des parents venus du Québec. Autrement, notre aïeul, Aubin Lambert, percheron né à Tourouvre en 1632, est apparu sur le premier recensement de la Nouvelle France en 1662 ; il s’est marié avec Elisabeth Aubert à Québec le 29 septembre 1670 devant le premier évêque de la colonie, le saint François de Laval, avec des dizaines d’autres couples, lors de l’effort de peuplement. Une desdites « filles du roi » envoyées au Canada par le jeune Louis XIV, elle fut fille d’un maître fondeur à Paris, baptisée en 1648 à la paroisse St-Jacques fondée par Charlemagne, quand la famille habitait encore l’appartement sur le Pont au Change à quelques pas de la Sainte Chapelle : mais ça fut il y a dix générations…
Peut-être à cause d’être canadien de nom de famille français, je fus ciblé par les supérieurs des légionnaires du Christ quand il y avait besoin d’un directeur spirituel, confesseur et professeur de religion au petit-séminaire à Méry-sur-Marne (77) en 2010 : malgré le fait que je ne parlais point la langue, je fus demandé de quitter Denver, Colorado pour venir en France. Autrement, j’avais vécu 14 ans aux États-Unis (noviciat et études humanistiques, 1991-1994 ; stage travaillant avec des jeunes, 1996-2000 ; et les premiers 7 ans de prêtrise avec des jeunes et familles, 2003-2010), et 5 ans en Italie (études philosophiques, 1994-1996, et théologiques, 2000-2003), ordonné toujours à Rome, diacre le 29 juin 2003 par Mgr Cipriano Calderón, fondateur de l’édition espagnole de l’Osservatore Romano (journal du Vatican), prêtre le 24 décembre 2003 par Mgr Brian Farrell LC, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, dont j’avais participé dans son ordination épiscopale 11 mois auparavant par le saint pape Jean-Paul II à la basilique saint Pierre. Cependant une crise profonde frappa notre congrégation religieuse (2006-2010) à la suite de la découverte de la double-vie de notre fondateur (mexicain, décédé en 2008), suivi par dix ans de « refondation » exigée par le Vatican, 2010-2019. Et mon intérêt de changer d’air, et ma disponibilité d’être détaché de la communauté pour une mission diocésaine (faute d’un autre apostolat signifiant), sont liés à ce bouleversement institutionnel au sein de l’Église.
Tout d’abord, du 8 janvier au 29 février 2016 j’ai remplacé le père Ronan de Gouvello au sanctuaire de Rocamadour et dans la paroisse de Gramat pendant ses vacances, ce qui occasionna des invitations à revenir en été pour le pélé VTT et à accompagner les jeunes aux JMJ en Pologne où pendant trois semaines je côtoyais avec les pères Jean-Malo de Beaufort responsable des jeunes, Florent Millet vicaire général, et Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors. Ce dernier a offert de me nommer vicaire paroissial à Gramat (septembre 2016, à l’arrivée du père Alexandre Bulea), le diocèse me prenant en charge pour que je pusse recevoir une année de formation pour les prêtres étrangers offerte à Toulouse. Autrement mon tuteur personnel habitait le presbytère de Gramat, le père Clément Nastorg, quercynois qui parlait l’occitan, ancien prof de l’histoire de l’Église aux séminaires de Gourdon et de Toulouse, cuisinier de nos repas qui ne manquaient jamais du chabrol, mon « saint patron » parce que né le 17 septembre (1931), la fête de saint Lambert : voire un vrai ami, humain et prêtre.
Cela dit, à mes débuts je remercie en particulier, et l’accueil chaleureux de la famille Servera avec les équipes du sanctuaire de Rocamadour, et la Sr Marie-France Lafon qui chaque jeudi m’amena visiter des personnes âgées chez eux dans la paroisse de Gramat, accélérant ma connaissance du pays. Cette introduction m’a donné les bases pour ma deuxième mission, vicaire à Prayssac (décembre 2016 à août 2020) avec le père Mathias Leclair. Finalement, mon déménagement de la Seine-et-Marne au Lot m’a permis de complémenter mon Master en philosophie à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (programme à distance, terminé en 2019) avec une licence canonique à l’Institut Catholique de Toulouse (ce que je termine en ce moment) : ainsi je suis prêt à y continuer ma formation les prochaines deux années dans le cadre de l’aumônerie de l’hôpital, à côté de mes responsabilités en paroisse, désirant de vous connaître tous, soyez gentils avec moi !
père Shane Lambert, LC

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