Pauline Jarirot, laïque et missionnaire

Sera canonisée le 22 mai prochain à Lyon. Une rencontre est prévue à la chapelle de Terre Rouge le 17 mai 2022 à 20h.

le 29 avril 2022

Enfance et conversion
Pauline Marie Jaricot est née à Lyon le 22 juillet 1799, donc peu de temps après la Révolution (est baptisée d’ailleurs par un prêtre réfractaire). L’Eglise se relève doucement, tout est à reconstruire. Ses parents sont foncièrement chrétiens, et assez aisés, possédant une usine de soyeux où travaillent de nombreux canuts. Elle a 6 frères et sœurs : Paul, Sophie et Philéas qui deviendra prêtre compteront beaucoup pour elle.. A 17 ans, DONC EN 1816, elle assiste au sermon d’un prêtre sur la vanité et en est complètement transformée, elle décide de changer de vie, quitte ses bijoux, abandonne ses belles toilettes pour simplement se vêtir comme les ouvrières de son père, renonce à toutes les mondanités de l’époque et à ce qui est superficiel, reprend une forte vie de prière et même se consacre à Dieu tout en restant laïque car elle ne sent pas une vocation religieuse. Et elle se tourne vers les autres, ET TOUTE SA VIE elle épousera la cause des canuts obligés de se pencher sur leurs métiers 15h ou plus par jour. Elle visitera les pauvres, les détenus, soignera les malades et s’occupera des enfants de la rue. Elle épaulera les prostituées qu’elle rencontre, en fera embaucher dans l’usine que dirige son beau-frère.
- A 18 ANS – 1817- elle fonde une association de jeunes ouvrières de son quartier pour prier et agir : ce sera son « bataillon sacré »
- A 19 ans, - 1818- pour répondre aux appels de son frère Philéas, après avoir prié, elle organise « la collecte du sou de la mission »Il s’agit d’organiser des groupes de 10 personnes ,chacune étant appelée à en fonder un autre et ainsi de suite ; Ce plan simple et facile va s’étendre rapidement et marche si bien qu’un groupe de prêtres de Lyon, cherchant comment aider eux aussi les Missions, adoptent l’idée de Pauline sans lui demander son avis . Cette œuvre deviendra en 1822 l’œuvre de la Propagation de la Foi, et est connue aujourd’hui dans plus de 150 pays . Toute sa vie, Pauline recevra du courrier des missionnaires et lorsqu’ils passent à Lyon ils vont la voir. Elle publie certaines de leurs lettres pour sensibiliser à la Mission Ici et partout. Pendant 30 ans cependant, elle ne passera pas pour la fondatrice mais le cardinal Villecourt qui la connaît depuis longtemps l’obligera à revendiquer ce titre de fondatrice.
L’Oeuvre de la PROPAGATION DE LA FOI est une des 4 Œuvres Pontificales Missionnaires actuelles ; Les 3 autres sont : l’œuvre de St Pierre Apôtre ( souci des vocations sacerdotales), l’Enfance Missionnaire et l’Union Pontificale Missionnaire pour la formation à un esprit missionnaire .
- en 1822 (elle a 23 ans) elle écrit « L’amour infini dans la divine Eucharistie » Ce texte montre que tout ce qu’elle fait s’enracine dans l’Eucharistie, dans l’adoration, la prière silencieuse, les sacrements. Et toute sa vie, se développera en elle une forte vie contemplative qui la mèneront à unir ses souffrances et les persécutions (dont elle sera l’objet les 10 dernières années de sa vie) à la Passion du Christ.
- à 27 ans – 1826- elle veut redynamiser la prière de ses contemporains et fonde le Rosaire vivant. Et elle se dit que la méthode employée pour la Mission peut servir encore : donc recruter 15 personnes puisqu’à l’époque il n’y a pas encore les Mystères lumineux, qui devront en recruter 15 autres et ainsi de suite, chacune devant dire une dizaine de chapelet par jour dont le mystère à méditer est tiré au sort chaque mois. Chacune verse une petite cotisation chaque mois pour distribuer objets de piete, fiches de prières, images pieuses etc A sa mort il y aura déjà 2 250 000 associés rien qu’en France. Aujourd’hui les équipes du Rosaire existent encore !
Mais elle se soucie de plus en plus de la situation des canuts et de tous les ouvriers et voudrait secouer l’apathie des responsables religieux et politiques. La révolte des canuts de Lyon en 1831 l’a bouleversée.
- 1834 / Elle a 35 ans elle tombe malade elle décide un voyage en Italie sur la tombe de celle qu’on appellera Ste Philomène au sud de Rome. Sa guérison inexpliquée contribuera au développement du culte à Ste Philomène.
- 1845-1847 : elle veut mettre en œuvre un plan d’évangélisation de la classe ouvrière par les ouvriers eux-mêmes. Elle investit toute sa fortune (elle vient d’hériter de ses parents !) dans l’achat d’une usine à Rustrel dans le Vaucluse qu’elle nomme Notre Dame des Anges pour en faire un modèle d’esprit chrétien, il y a l’usine, des logements pour les ouvriers, une école et bien sûr, une petite chapelle. Mal conseillée, elle confie la gérance à 2 personnes qui sont en fait des escrocs. Elle essaie de faire repartir l’usine mais de nouveau échec. Or on l’a aidée par des dons dans cette démarche, alors elle va passer le reste de sa vie à quêter pour rembourser les donateurs, en étant même obligée de s’inscrire au bureau de bienfaisance de la ville. Elle mourra en demandant à un de ses neveux de rembourser les 2500f de l’époque qui lui restent encore à donner. Sa vie de prière a toujours été fidèle et les dernières années de sa vie, elle a vécu les critiques, les reproches, l’incompréhension, pardonnant tout et à tous, mais défendant toujours le vrai. Elle, une femme, de quoi se mêlait-elle, elle n’y connaissait rien, etc etc et tout ce qu’elle a écrit de la situation des ouvriers est oublié, occulté. Le Curé d’Ars disait : « Ah, mes frères, je connais, moi, une personne qui sait bien accepter les croix, des croix très lourdes et qui les porte avec un grand amour. C’est Mlle Jaricot »
8 – 1861 elle a 62 ans sa maladie de cœur s’aggrave, elle reçoit l’extrême-onction comme on disait alors, fait détruire tout ce qui pourrait porter tort à ses détracteurs, dans un esprit de total pardon et meurt dans sa maison de Lorette, le 25 février 1862, dans la misère et l’indifférence générale. Son corps, aujourd’hui, repose dans l’église St Nizier où elle avait été baptisée et son cœur dans l’église St Polycarpe.
Elle a été déclarée « Vénérable » en 1923 et un miracle obtenu lors d’une neuvaine en 2012 a ouvert la voie à sa BEATIFICATION qui aura lieu le 22 mai à Lyon. Sa maison de Lorette proche de Fourvière est à visiter !

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