La vie Consacrée

Le 2 février, célébrons la vie consacrée. Sr St Paul DELON et Sr Marie Christine CALMETTES en communauté à Cahors nous parlent de la vie religieuse.

le 2 février 2022

Le 2 février, l’Eglise catholique dans le monde entier, depuis la décision du Pape Jean-Paul II le 6 Janvier 1997, a choisi ce jour où Joseph et Marie présentent Jésus, lumière du monde, et « l’offrent au Seigneur » pour célébrer la Vie Consacrée, et prier pour ses consacrés, hommes et femmes, vivant dans les monastères ou en plein monde comme nous « Filles de Jésus »
Pour cela nous allons essayer de vous dire un peu notre vie :

- C’est quoi la vie consacrée ?

La Vie consacrée est un état de vie, comme le mariage est un état de vie. Ce n’est pas une fonction même si nous occupons certaines fonctions (ce qui en étonne certains). C’est un état de vie, choisi librement, par des personnes qui désirent consacrer leur vie à Dieu et au service de leurs frères, dans une Famille religieuse. Si ces personnes ont fait ce choix de vie, c’est tout d’abord parce qu’il y a eu un appel de Dieu, reconnu par les supérieurs : car c’est Dieu qui appelle et ne devient pas religieux qui veut. Cet appel, certains le ressentent tout petits, d’autres lentement, d’autres enfin à travers les personnes rencontrées ou les événements vécus.
Dans cet état de vie, nous exerçons toutes sortes de professions, selon nos aptitudes et selon les besoins des lieux où sont implantées nos communautés. Donc le ou la Consacrée, c’est la personne qui a répondu librement à l’appel de Dieu, qui n’est pas parfaite bien sûr mais essaie d’aimer toujours plus Dieu et les autres

- Par quoi est caractérisé cet état de vie ?

Il est caractérisé par : 1) la vie en communauté, 2) les 3 Vœux : de Pauvreté, d’Obéissance et Vœu de Chasteté.

- Parlez-nous de la vie en communauté.

La vie Communautaire, à l’exemple de la 1ère Communauté chrétienne dépeinte dans les Actes des Apôtres 2, 42-47 . Nous vivons ensemble, prions ensemble et mettons tout en commun. Nous ne devons pas vivre les unes à côté des autres mais vivre ensemble, dans une fraternité puisée dans notre amour commun du Christ qui nous fait dépasser les différences de caractère, de formation, d’origine.

- Et les Vœux ?

Commençons par le Vœu de Chasteté, le plus visible. C’est d’abord le CELIBAT, pour que le Seigneur ait toute la place dans notre cœur. Cet engagement lui consacre notre cœur et notre corps, toutes nos puissances d’aimer. Et ainsi ce célibat nous rend disponibles pour accueillir toute personne, pour vivre en communion avec nos sœurs en communauté et avec tous ceux que nous côtoyons. Dans le monde actuel, où si souvent l’amour est défiguré, où la fidélité laisse à désirer, où l’autre est utilisé pour ce qu’il apporte, la Vie consacrée, à travers le célibat vécu dans la joie et la liberté, veut dire la fidélité du Christ, la grandeur de l’amour vrai qui se vit dans la durée et veut dire que la fraternité est possible, toujours et partout.

- Et le Vœu de Pauvreté ?

D’abord « Pauvreté » ne veut pas dire « misère » car personne n’aime la misère. Ce vœu nous pousse à imiter Jésus qui s’est fait tout à tous. Dans le monde, chacun cherche à avoir toujours plus. Le vœu de pauvreté nous aide à ne pas nous attacher à ce que nous utilisons, ni biens ni lieux. Il nous fait vivre dans la dépendance, en ayant le souci du bien commun et en partageant tous nos biens. Nos salaires, nos retraites sont mises dans la caisse commune et nos dépenses ne sont pas faites n’importe comment.
Ce partage ne se vit pas seulement au niveau de chaque communauté mais chaque communauté est solidaire des autres communautés de la Congrégation : ici nous sommes solidaires de nos Sœurs d’Amérique Latine comme nos Sœurs du Canada sont solidaires des communautés d’Afrique.
De plus, ce vœu nous pousse à être solidaires des pauvres dans les lieux où nous choisissons d’implanter nos communautés, par les professions que nos exerçons, par notre vie de proximité et de solidarité avec les pauvres, dans la mesure de nos moyens.

- Et le Vœu d’Obéissance ? à qui vous obéissez et comment ?

Par le Vœu d’Obéissance, nous cherchons à ressembler à Jésus qui a toujours fait la Volonté de son Père. Cette volonté, nous la cherchons ensemble. Nos supérieures, cherchant elles aussi la Volonté du Seigneur, sont là, non pour exercer un pouvoir mais pour servir le bien de chacune et le bien de la Communauté et de la Congrégation. Nous participons à leur nomination à différents niveaux et leur mandat est toujours limité. Le mandat terminé, la supérieure peut redevenir une simple sœur. Notre obéissance n’est pas passivité mais dialogue, ouverture et recherche du bien commun. Pour résumer, la Vie Consacrée est donc consécration au Seigneur de toute la vie et de toute la personne

- Comment on devient religieux ou religieuse ?

Il y a d’abord un temps de formation : un temps où la jeune est aspirante, puis 1 ou 2 ans de postulat suivis en général de 2 ans de noviciat, ce temps permet de voir si c’est bien dans cet état de vie et dans cette Famille religieuse que le Seigneur nous veut et où l’on sera heureuse. Puis la jeune prononce les Vœux temporaires et est envoyée dans une communauté. Où ? Cela dépend : Suivant les besoins du lieu, la compétence de la jeune et la composition de la communauté Après 6 ou 7 ans, elle fait, si elle le demande et si les supérieures l’acceptent, les Vœux définitifs appelés Vœux perpétuels.

- Vous avez parlé de Congrégation ? C’est quoi ?

C’est une famille religieuse dont les fondateurs ont été sensibles aux besoins de leur temps et y ont répondu en imitant Jésus dans tel ou tel aspect de sa vie : c’est ce qu’on appelle « le Charisme de la Congrégation » Ainsi, les fondateurs de notre Congrégation de Filles de Jésus, fondée en 1820, donc après la Révolution française de 1789, sensibles à la déchristianisation et au manque d’écoles dans les campagnes, ont vu que Jésus, par son Incarnation, s’était fait proche des gens, avait beaucoup enseigné et soulageait les maux physiques et spirituels. Et ils ont imaginé des sœurs proches des gens, attentives aux besoins vivant simplement au milieu des gens. C’est ainsi que beaucoup de villages du Lot, Lot et Garonne et Tarn et Garonne ont eu des sœurs Filles de Jésus.
Un autre groupe de Filles de Jésus s’est formé en Bretagne, nord-ouest de la France presque en même temps, en 1834. Depuis juillet 2011, nos deux Congrégations ont fusionné et chacune s’est enrichie de l’expérience et de la vitalité de l’autre. Aussi sommes-nous, maintenant, divisées en Provinces, il y a celle d’Afrique, celle de France- Belgique dont nous faisons partie, la Province Canada et la Province d’Amérique Latine. Ceux qui ont internet et veulent d’autres renseignements peuvent consulter en écrivant : Filles de Jésus Kermaria France.
Voilà un petit aperçu de la Vie Consacrée vécue à notre façon. Nous restons bien sûr, prêtes à répondre à d’autres questions et vous pouvez toujours nous rencontrer ! Priez pour nous. Priez pour les Jeunes. Merci de votre soutien.

Sr St Paul DELON et Sr Marie Christine CALMETTES

PS : Nous n’oublions pas qu’une autre Congrégation est née à Gramat et est présente dans le Lot, la région parisienne, l’Amérique Latine, en Afrique et au Vietnam : les Sœurs de Notre Dame du Calvaire.

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