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Le sens des Ecritures

lundi 27 avril 2009, par Bernard Brajat

Homélie du 3ème dimanche de Pâques 26/04/2009 – messe des familles àTerre Rouge et àla cathédrale de Cahors « Lui même était au milieu d’eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous.  »

Le dimanche, souvent à l’invitation du Diacre, nous nous souhaitons « la paix du Christ ». Cette poignée de main, ce geste de proximité peut en agacer certains qui se sentent forcés à accomplir un rite qu’ils trouvent ridicule ou factice… Mais le geste que nous accomplissons ainsi, pour faire que la parole prononcée ait une autre portée, n’est pas un salut ordinaire. Pour qu’il ne devienne pas routinier, sans doute faut-il l’habiter à nouveau.

L’habiter de la présence du Christ lui-même. A huit jours d’intervalle, l’évangile de Jean – le 19 avril pour le Dimanche de la Divine Miséricorde – et celui de Saint-Luc aujourd’hui, au retour d’Emmaüs, nous donne des récits d’apparitions à la communauté. Le Seigneur de Pâques se tient au milieu d’elle pour apporter sa paix. Ils la reçoivent dans la joie : elle bannit leurs peurs les plus profondes.

La liturgie nous invite à la sobriété pour accomplir ce geste : ce qui n’exclut pas une certaine chaleur. Il n’est pas nécessaire que le prêtre ou le diacre parcourent toute l’église afin de serrer le plus possible de mains… Mais il est important d’habiter ce geste : c’est bien plus qu’une poignée de main de salutation, aussi polie soit-elle. Si nous apprenions à nous donner les deux mains, nous saurions peut-être mieux manifester la différence avec un banal salut, et dire qu’il s’agit bien de la « paix du Christ ». Une fois cette paix reçue, c’est alors que nous pouvons commencer la fraction du pain et nous approcher de la table eucharistique.

Puisque c’est aujourd’hui une messe des familles, vous permettrez que je m’adresse un peu plus particulièrement aux plus jeunes d’entre nous :

Comme à Emmaüs, Jésus ressuscité nous ouvre aujourd’hui nos esprits à « l’intelligence des Ecritures ». Les Ecritures (ou l’Ecriture Sainte), c’est l’autre nom donné à la Bible. Nous avons appris qu’elle se compose, pour nous chrétiens, de deux grandes parties :

• L’ Ancien Testament qui est un ensemble de livres écrits 600 ou même 900 ans avant Jésus,

• Et le Nouveau Testament qui comprend les Evangiles et les Ecrits d’Apôtres.

Dans l’Ancien Testament (qu’on appelle aussi, parfois, « premier Testament ») il y a des pages qui annoncent Jésus, sans le nommer. Ce sont ces pages-là que Jésus a expliqué à ses Apôtres pour qu’ils comprennent ce qui lui était arrivé : « les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés » (Luc 24,47).

Si avant l’Evangile du dimanche nous lisons une ou deux lectures, c’est pour essayer de mieux comprendre l’enseignement de Jésus. Pendant le temps de Pâques, la lecture du « premier Testament » est remplacée par un extrait du Livre des Actes des Apôtres, parce que l’Eglise pense qu’en ces jours c’est la communauté des disciples qui est à mieux de parler de son Seigneur ressuscité. Les Apôtres témoignent que Jésus est vivant d’une manière nouvelle, d’une manière qui les a surpris eux-mêmes : mais ils sont témoins. Ils pourront en témoigner par toute leur vie.

Nous, aujourd’hui, quel que soit notre âge, notre histoire individuelle, nos peurs ou non contradictions, nous sommes invités à témoigner du Christ ressuscité, par et dans toute notre vie. Apprenons à découvrir sa parole : elle est intelligence pour nos esprits qui cherchent le sens des Ecritures. Sa Parole est le trésor de notre Foi.

P. Bernard Brajat