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St Barthélémy - Cahors

mardi 8 octobre 2019, par Secrétariat

St Barthélémy

Saint Barthélémy à Cahors est une église jamais terminée, toujours vivante, toujours en construction.

Construite sur une église bien plus ancienne, elle est située en haut de la ville médiévale et orientée vers le nord. Jean XXII fait rebâtir son église baptismale en très mauvais état après son élection en 1320 : de cette époque datent les fresques médiévales redécouvertes en 1970. Elle n’est pas achevée à la mort du pape et n’aura jamais de chœur. Riche, elle sera victime de la guerre de 100 ans (1337-1453) et des guerres de religion, à l’entrée d’Henri de Navarre, qui n’était encore ni catholique ni roi, en 1580 à Cahors, et pillée. Les années passent, et la contre-réforme catholique avec Alain de Solminihac l’orne de tableaux au XVIIème siècle : sur le retable central, on voit St Barthélémy repousser St Etienne son ancien patron (qui part habiter à la Cathédrale), ou St Augustin fouler aux pieds l’hérésie pélagienne. Elle est aussi ornée d’une belle chaire de bois, œuvre d’un artisan cadurcien, et d’un exceptionnel escalier pour accéder à l’orgue et à l’élégant clocher gothique toulousain. On ajoute de nouveaux plafonds aux chapelles, à la fin du XVIIème et XVIIIème siècles ; les vitraux datent de la fin d’un XIXème siècle ; le XXème éliminera les lourdes fioritures et les enduits chargés. En 1960 une jolie coiffe de baptistère en étain et émaux de Limoges est offerte par un paroissien pour le baptistère.

Après le concile Vatican II (1965) on supprime des autels dans les chapelles, on met à l’écart de beaux reliquaires. Ses transformations ne sont pas terminées. Après trop d’années de fermeture dans la semaine, Saint Barthélémy se rouvre l’après-midi. Les paroissiens portugais viennent d’offrir deux jolies porcelaines apportées pour ND de Fatima, et les Cadurciens une statue de ND de Rocamadour que nous honorons depuis neuf siècles en Quercy. Plus que de pierre, elle se veut église vivante et accueillante. Dans sa sobriété, elle porte la trace de neuf siècles de la vie de l’Eglise, avec ses changements et ses adaptations. Les paroissiens du samedi soir se connaissent depuis longtemps et échangent des nouvelles à l’entrée. Ceux du dimanche sont plus jeunes, ils commencent à préparer l’église de demain.

Aujourd’hui, St Barthélémy accueille souvent des paroissiens venus des campagnes environnantes. Un melting pot ? Nous voulons que tout le monde s’y sente bien, comme dans sa maison. Alors soyez tous les bienvenus !
Anne-Marie Bardes