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Lamagdelaine - Sainte Madeleine

mardi 8 octobre 2019, par Secrétariat

Lamagdelaine - Sainte Madeleine
Elle est dédiée à Sainte Madeleine, Marie de Magdala, la première à voir Jésus ressuscité près du tombeau. Jésus l’envoie vers ses frères, les apôtres : c’est ainsi la première missionnaire. On en fait mémoire le 22 juillet. L’origine de sa vénération, très ancienne, ne peut être datée avec précision.

Une légende raconte qu’un chevalier, fuyant ses poursuivants, se trouva stoppé par le Lot du côté d’Arcambal. Il fit un vœu : si son cheval réussissait à traverser la rivière, il ferait construire une chapelle à Sainte Madeleine. Ce qui fut fait sur notre commune… Malgré les guerres, la peste et la désertification qui en découla, la chapelle fut longtemps un haut lieu de dévotion. Elle est signalée comme annexe de Laroque (des arcs) et dépend du chapitre de Cahors. Mais elle s’abime et bien modeste, ne fait l’objet que de quelques consolidations jusqu’en 1869 (clocher, abside). C’est à cette date que le conseil de Fabrique achète une portion de terrain pour adjoindre à la petite église une chapelle de la Vierge (versant Est). Mais les fonds manquent. En 1875, la commune est de surcroit séparée de celle de Laroque. La Madeleine, jeune et nouvelle entité n’a guère de finances.

En 1884, les travaux reprennent, après nombreuses tractations entre l’architecte Départemental, le ministère et le conseil de Fabrique. Des histoires d’argent bien sûr ! Dallage du sol, soubassement des murs en ciment, relèvements divers, marches… Les murs sont peints d’arabesques et de feuillages grâce à des legs. Des paroissiens, le maire et le curé offrent les vitraux. L’église est de style néo roman dépouillé.
En 1906, un inventaire sur les biens du clergé est dressé. Une paroissienne revendique un grand médaillon représentant Marie Madeleine oignant les pieds de Jésus. Il lui est rendu et sera remplacé par une statue de Madeleine debout enserrant les pieds de la croix aujourd’hui dans le chœur.
En 1980, les paroissiens sollicités par leur curé, Jean Lafont, grattent les peintures, et nettoient l’église. Les murs sont peints en blancs, statues et chaire sont apportées.
Micheline Petit