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Eglise d’Arcambal - st Antoine

lundi 7 octobre 2019, par Secrétariat

Arcambal St Antoine

En arrivant à Arcambal, on ne trouve pas d’emblée l’église, d’ailleurs y a-t-il un village ? Pas de véritable centre dans cette commune, plutôt une juxtaposition de hameaux, de groupes de maisons… il faut donc monter au Bousquet pour la trouver, dans le prolongement du château. Elle est là, posée sur le sommet, massive, sans grâce. De rares ouvertures, une tour clocher, une toiture en tuiles comme toutes les maisons qui la bordent.

Elle a sans doute été construite vers la fin du XVème siècle, au temps de Pierre Bousquet, marquis d’Arcambal. Le château tout proche lui est sans doute lié, il date en partie de cette époque.

Mais il faut entrer à l’intérieur. On est alors surpris par l’unité de l’ensemble, par sa simplicité : trois travées carrées d’environ 7 m de côté se succèdent. La première d’entre elles supporte le clo-cher, deux chapelles latérales s’ouvrent sur la deuxième, le chœur occupe la troisième, avec à gauche la chapelle seigneuriale et à droite la porte de la sacristie. Des murs bien bâtis en pierre apparente, quelques vitraux de la fin du XIXème et du début du XXème, trois grands tableaux, un autel ancien de toute beauté. L’austérité prédomine, mais l’harmonie et la sérénité s’imposent.

C’est qu’à l’orée des années 1970, les paroissiens, sous l’impulsion du curé d’alors, Francis Luzergues, ont entrepris de débarrasser l’église de ses enduits muraux, de ses statues en plâtre, de son retable, pour lui donner l’aspect dépouillé qu’on lui connaît aujourd’hui. Un travail collectif qui a sans doute porté ses fruits, puisque les paroissiens ont, depuis lors, continué à se rencontrer, à faire vivre leur église, à la nettoyer, à l’entretenir avec l’aide des municipalités successives très attachées à ce lieu, propriété de la commune, faut-il le rappeler. Ils animent les messes désormais mensuelles, y accueillent des spectacles musicaux, des chorales et en particulier, tous les ans, celle d’Arcambal. Ils l’ouvrent au public pendant la belle saison. L’église sert bien sûr lors des enterrements, lors de trop rares cérémonies telles que ma-riages ou baptêmes.

Une église vivante, en somme, lieu de recueillement, de calme, ouverte à tous, croyants comme non croyants.
Pierre Péguin