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Célébration de la Première communion à la Cathédrale

(7ème Dimanche de Pâques)

lundi 25 mai 2009

L’eucharistie est un des sept sacrements de l’Église Catholique. On parle de Première Communion la première fois qu’une personne baptisée communie au corps et/ou au sang du Christ au cours d’une célébration de l’eucharistie (la messe). "Communier" est le fait de manger le corps du Christ ou de boire le sang du Christ au cours de l’eucharistie.
Les catholiques croient en la présence réelle du Christ, en son corps et son sang, dans le pain et le vin consacrés par le prêtre pendant la messe. Les spécialistes (théologiens) appellent cela le mystère de la transsubstantiation. Cela veut dire que la "matière" reste... pour la vue, le toucher, le goût, le bruit, le parfum..., car Dieu ne fait rien sans nous (il s’est fait connaître en se faisant l’un de nous), ... mais "la chose elle-même" (substantia en latin) du pain et du vin consacrés se transforme en corps et sang de Jésus-Christ. C’est lui-même qui nous l’a dit... le soir de son dernier repas de la Pâque... avec ses apôtres.

« Pour un catholique, la Première Communion est un grand jour de fête. C’est la première fois qu’une personne adore et mange le "Pain de Vie". » (Wikipédia)

« C’est le 20 décembre 1905 que le pape Pie X mit fin, par le décret "Sacra tridentina synodus", à des siècles de communion (très) rare. Dès saint Ambroise en effet (fin du IVe siècle), apparaissent les traces d’un relâchement des chrétiens envers la communion. Le mouvement s’amplifia au Moyen Âge, si bien que le 4e concile du Latran (1215) édicta ce qui devint un des "commandements de l’Église" : "Dieu ton Sauveur tu recevras au moins à Pâques dignement." Si un concile a dû rappeler aux chrétiens de communier au moins une fois par an, on imagine l’état de la pratique !

Ainsi mise en perspective, la décision du pape apparaît comme proprement révolutionnaire. En fait, elle a été précédée par ce que l’on appelle le Mouvement eucharistique : jésuites, franciscains, Émilie Tamisier et les Congrès eucharistiques, dont le premier eut lieu à Lille en 1881. Dans la suite, la décision de Pie X fut mise en œuvre par les Ligues du Sacré-Cœur, qui ont préparé les chrétiens à communier plus souvent. À partir de 1953, on assouplit les règles du jeûne eucharistique. Et le Concile œcuménique Vatican II "accorda" même la communion sous les deux espèces (Constitution sur la liturgie, n. 55), rendue plus accessible encore par la nouvelle édition du Missel romain en 2002.

Tout cela est formidable ! C’est un bel exemple des renouveaux dont l’Église a un perpétuel besoin. Et celui-ci a été si bien reçu – à partir des années 1950 en tout cas – qu’aujourd’hui, plus aucun catholique ne soupçonne que ses grands-parents ne communiaient pas régulièrement à la messe. »
(Cf. http://www.theologia.fr/article/index.jsp?docId=2252452&rubId=229)